Nick_Holme’s Paradise Lost
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Brèves
David Gemmell
samedi 29 juillet

Mauvaise nouvelle pour les fans de fantasy, David Gemmell est mort hier, le 28 juillet, suite à son double pontage corronarien. Un grand conteur est mort ; nous nous souviendrons surtout de Légende, Druss et de toutes ses séries qui nous ont enchanté.

NicK

 
K. J. Bishop - Aquaforte
mercredi 16 janvier 2008
par Nick_Holmes
popularité : 1%
Ce premier roman de K.J. Bishop est bien loin de la production actuelle de BCF (big commercial fantasy) et nous emmène sur les rivages d’Escorionte, cité décadente et fantasmagorique. Laissez vous tenter par ce voyage onirique, guidés par les deux compères Gwynn et Raule, vous ne serez pas déçus.

Synopsys :

Fuyant une révolution avortée, Gwynn le soudard et Raule la chirurgienne itinérante arrivent dans la cité d’Escorionte où règnent luxuriance et corruption. L’un se met au service d’un trafiquant d’esclaves, l’autre s’établit dans un quartier miséreux pour y pratiquer son art. Mais une graveuse du nom de Beth attire Gwynn dans un univers où l’art subvertit le réel, où la raison s’étonne et bascule. Le sphinx et le basilic figurés dans son eau-forte énigmatique seraient-ils davantage que des signes ? Et, tandis que Raule enregistre les maux d’une ville féroce et décadente, Gwynn, interpellé par un padre lubrique à la magie évanouie, hésite au seuil d’un territoire mouvant où le rêve et la réalité s’enchâssent pour dessiner une image monstrueuse et poignante de son destin. Ce somptueux premier roman de l’Australienne K. J. Bishop bouscule les canons de la fantasy. Traduit en une dizaine de langues, il a été salué par la critique ainsi que de nombreux auteurs tels que Michael Moorcock.(Présentation de l’éditeur)

Critique :

Aquaforte, de K.J. Bishop, est un récit de fantasy poétique très surprenant, bien loin des poncifs du genre. L’action n’est pas au centre du roman, car après une centaine de pages sur la fuite éperdue de Gwynn et Raule, on se retrouve à déambuler dans la cité d’Escorionte qui est la véritable héroïne de ce conte. Tout est dans l’ambiance dégagée par la galerie de personnages et leurs déambulations dans la cité, le récit restant articulé par la rencontre de Gwynn et de Beth, et leur relation ambigue. L’atmosphère du roman restera gravé dans le cœur du lecteur, pour peu qu’il soit réceptif au message que l’auteur fait passer : l’âme humaine peut contenir le meilleur, le pire ou les deux à la fois, l’important est de l’explorer.

En conclusion, ce roman dérange et secoue le lecteur mais reste inoubliable. J’espère donc lire le prochain roman de cet auteur bientôt car j’ai beaucoup apprécié Aquaforte.

Note : 4/5

NicK.