Nick_Holme’s Paradise Lost
Accueil du siteLe Coin LittératureDivers
Brèves
David Gemmell
samedi 29 juillet

Mauvaise nouvelle pour les fans de fantasy, David Gemmell est mort hier, le 28 juillet, suite à son double pontage corronarien. Un grand conteur est mort ; nous nous souviendrons surtout de Légende, Druss et de toutes ses séries qui nous ont enchanté.

NicK

 
Réactions sur "Pour un pacte écologique" de Nicolas Hulot
mercredi 8 juillet 2009
par Nick_Holmes
popularité : 8%
Quelques réactions suite à la lecture de "Pour un pacte écologique" de Nicolas Hulot. J’ai attendu un an avant de voir l’évolution des mentalités et de la société française sur le sujet. Voici mes réflexions.

Energies / travail :

"... à une époque où l’énergie vaut beaucoup moins cher que le travail."

En un an le prix de l’énergie a beaucoup augmenté. Les gens s’éveillent et découvre que le pétrole ou le gaz ne sont pas des resources renouvelables et qu’on en a un stock limité. L’extraction de celles-ci dans des pays peu stables politiquement et économiquement pose également le problème des alliances politiques et militaires avec des régimes anti-démocratiques. Quid de la conscience ou de la morale quand on veut pouvoir remplir son réservoir d’essence à pas cher ? Et ne parlons pas de la guerre feutrée entre pays dit démocratiques pour contrôler au maximum ces ressources. Chantage russe, guerre en Irak, pressions sur l’OPEP ne sont que des exemples visibles de la guerre d’influence que se livrent les "grands" pays pour ce contrôle. Quel rapport avec le travail ?

Réduire les déplacements :

"... avec la dispersion des services et des zones commerciales, la plupart des gens demeureront dans l’obligation d’utiliser une voiture pour se rendre au travail, s’approvisionner, conduire leur enfant à l’école ou aller au cinéma. Nous ne remplacerons pas tous les usages de la voiture en multipliant les trains, les tramways, les bus ou les péniches. ..."

On peut quand même essayer. De toute façon quand il n’y aura plus beaucoup de pétrole, on sera obligé de changer ou de trouver une nouvelle source de carburant. Bio-diesel, électricité ou alcool de patate peut importe, seul comptera le bilan écologique de la production de ce nouveaux carburants.

Les produits :

"Si les chemises chinoises, les haricots kenyans, les vaches argentines ou les réfrigérateurs taïwanais s’avèrent aujourd’hui moins chers à l’achat que les chemises du Nord, les haricots tarbais , les vaches corréziennes ou les frigos français, c’est en partie parceque le coût réel de leur acheminement n’est pas intégré dans leur prix de vente (sans parler de leurs coûts écologiques et sociaux, complètement ignorés). Pour arriver sur notre marché, les produits du commerce mondial réclament jusqu’à vingt fois plus d’équivalent pétrole que leurs homologues locaux."

Quand le prix du pétrole sera élévé, il sera répercuté sur le prix de ces produits et une correction des marchés s’effectuera. Mais quel en sera le prix pour le consommateur ?

Agriculteurs et eau :

"Les agriculteurs paient environ au titre de la redevance polution, une taxe de 0,4 centime d’euro le mètre cube d’eau, soit mille fois moins que le tarif appliqué au consommateur."

Encore un exemple des lobbyings à la française.

Les changements sociaux :

"Personne ne possède de baguette magique pour passer d’une société de l’excès à une société de modération."

Pas de baguette magique, mais il y aura forcement une phase de correction plus ou moins brutale si on ne change rien. On ne pourra plus consommer, voyager et vivre "comme avant" car on n’aura plus les moyens (vous vous souvenez de la baisse du pouvoir d’achat) ou bien il n’y aura plus de ressources disponibles. D’où la question, serons-nous capables de nous adapter ou nous accrocherons nous égoïstement à notre mode de vie, à nos privilèges ? La seconde solution sera impossible pour toute la population dite occidentale car nous aurions besoin des ressources de plusieurs planètes terre.

Les habitudes de consommation :

"(il faut) pousser sur le prix des fruits et légumes (plein de français n’en consomme plus à cause des prix trop élevés)"

Il faut dire qu’à des prix aussi élevés, on nous sert de la daube dans les supermarchés. Pas mûrs ou abimés, les fruits et légumes ne sont pas bons et le seul moyen d’en trouver des corrects est d’aller sur les marchés ou à la petite épicerie du quartier. Encore faut-il en avoir un (marché) près de chez soi (ce qui n’est pas le cas pour moi même si je suis près de Paris). Conclusion : si on avait une meilleure qualité sur ces produits, les français en mangeraient probablement plus.

Quant à l’augmentation du prix, on en a assez parlé cet été et cela ne va pas s’améliorer avec l’augmentation du prix des transports. Pourquoi acheter des haricots d’afrique du sud ou des fraises d’argentine ? On en a des bons en france... en pleine saison bien sur !

NicK.